Bien choisir sa moto, bien choisir son moteur


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Image Actualite Bien choisir sa moto, bien choisir son moteur
Avantages et inconvénients des différentes motorisations

Mono, bi, trois cylindres, quatre cylindres, six cylindres pour le choix du caractère moteur


Confort, performances, protection, polyvalence, consommation, prix d’achat et de revient… Les paramètres susceptibles de guider votre choix de moto sont multiples. Mais si bien choisir sa moto, c’était d’abord bien choisir son moteur ? On vous donne les points de repère pour baliser votre réflexion.

Si sur quatre roues on se fiche plus ou moins de ce qu’il y a sous le capot, en moto c’est différent. Le moteur reste le morceau de choix. Il faut dire que compte tenu des rapports poids/puissance en jeu, les performances et le type du moteur influencent réellement le comportement de la machine. De plus, nous disposons de multiples architectures qui elles aussi offrent des palettes de comportements très différents. Du coup, le type de la motorisation est un élément fondamental du comportement et du caractère de nos montures. C’est pourquoi nous vous proposons un panorama des solutions existantes sur le marché pour éclairer votre chemin.

Le monocylindre


Tantôt utilitaire low cost, tantôt compétiteur dans l’âme s’il s’agit de tout terrain, le monocylindre distille un doux parfum vintage quand il se pare d’ailettes de refroidissement. Dans cette configuration, il ne cherche pas la performance, mais plutôt la douceur. Pourtant, la douceur n’est pas son fort. Il pêche même par une plage d’utilisation relativement étroite qui oblige le pilote à jongler beaucoup avec le sélecteur. Peu souple du fait de sa mauvaise régularité cyclique, il cogne à bas régime et supporte mal de prendre des tours à cause de son mauvais équilibrage naturel et des masses importantes en jeu. C’est aussi pourquoi il développe une puissance souvent modeste. Evitez les longs trajets sur l’autoroute à son guidon. Enfin, les fortes contraintes mécaniques qu’il subit altèrent sa fiabilité dans le temps. Sa durée de vie moyenne s’en trouve réduite et s’avère inférieure à celle d’un multicylindre.

Monocylindre

Points fortsPoints faibles
La simplicitéSa plage d’utilisation réduite
Le poids réduitSon manque de souplesse
Le faible coût d’utilisation à l’achat comme à l’entretienSa puissance limitée


Terrain de prédilection : la ville, la balade, le tout terrain.

Modèles emblématiques : Les 125 utilitaires ou sportives, les 450 tout-terrain, la Mash Five Hundred et la KTM 690 Duke qui pousse le concept du mono à son paroxysme, tant en termes de sophistication que de performances et de prix.

Monocylindre

Le bicylindre


Ici on arrive sur une mécanique plus universelle, ce que confirment la polyvalence et la variété des modèles disponibles sur le marché. Pour autant la combinaison de deux monocylindres peut se faire de multiples façons et nous vous encourageons à lire le dossier que nous lui avons consacré pour y voir plus clair. Selon la configuration choisie, on obtient une mécanique avec plus ou moins de caractère. Grosso modo, les twins parallèles, comme les Anglaises, ou à plat comme les BMW, sont plus dociles. A contrario, les moteurs en V ont souvent plus de punch. A elle seule la gamme BMW 1250 démontre une bonne partie de l’étendue des possibilités de ce moteur. Gros trail, sport GT ou GT tout court font partie du champ d’action des bicylindres. On y ajoutera les customs et à l’opposé, les sportives, particulièrement avec les moteurs en V. Relativement compact, le twin (jumeau en anglais) touche à ses limites quand on veut jouer au plus haut niveau de la compétition sur piste. C’est la raison pour laquelle Ducati s’est résolu à passer au 4 cylindres pour reconquérir le titre en SBK. Assez bien équilibré, ou tout du moins équilibrable, car ce n’est pas toujours le cas, le bicylindre saura vous emmener vite et loin avec du confort et une belle longévité.

Monocylindre

Points fortsPoints faibles
Sa relative compacité (étroitesse)Son manque de souplesse relatif (moteurs en V)
Les différentes configurations proposéesSa puissance limitée (compétition)
Ses performances, son coupleSa sophistication et sa fiabilité entachée sur les moteurs très poussés
Le caractère moteur en général


Terrain de prédilection : toutes les applications sont envisageables

Modèles emblématiques : Les Flat BMW, la gamme classique Triumph, les gros custom (Harley/Indian), les sportives Ducati, les roadsters musclés (KTM, Ducati), les Françaises (Brough Superior/Midual)

Monocylindre

Le quatre cylindres


Malgré le temps qui passe, son succès ne se dément pas. Depuis la Honda CB 750, il y a tout juste 50 ans, il n'a fait que gagner du terrain, allant jusqu'à sortir des sentiers battus. Associé à une forte cylindrée, qui lui donne un couple confortable, sa souplesse légendaire lui permet tous les écarts. De fait il trouve parfaitement sa place dans des "suv" modernes, comme la Kawasaki 1000 Versys, ou la BMW S 1000 XR. Souple, coupleux, puissant, bien équilibré, c'est un bon élève pour qui veut voyager vite, loin et confortablement. Une valeur sûre qui se décline en V ou en ligne. Dans les deux cas, c'est une mécanique volumineuse, mais pas forcément très lourde, car naturellement équilibrée et profitant de petites pièces en mouvement. Du coup, il a toute sa place sur une sportive. C'est même le roi de la catégorie! Capable de prendre énormément de tours, il dépasse allègrement les 200 ch/L, tout en sachant rester fiable. Il n'y a guère qu'en 600 qu'il est à la peine au niveau du couple moteur. Si vous êtes amateurs de reprises vigoureuses à bas régime, passez votre chemin en dessous de 1000 cm3.

Monocylindre

Points fortsPoints faibles
Sa puissanceSa relative complexité
Sa souplesseSon encombrement
Son équilibreSon manque de couple en dessous de 1000 cm3
Sa fiabilité


Terrain de prédilection : Le sport, le tourisme, l'aventure... sur le goudron

Modèles emblématiques : Yamaha YZF-R1 et R6, BMW S1000R/RR/XR, Aprilia RSV4, Ducati Panigale V4, Kawasaki Versys et H2

Monocylindre

Le trois cylindres


Ceux qui suivent ont pu croire à un oubli, mais il n'en est rien. Après avoir traité le bi et le quatre cylindres, parler du trois se résume à faire la synthèse des deux précédents. Ce moteur joue le juste équilibre entre les deux. Plus souple et plus encombrant que le bi, il est plus coupleux que le quatre pattes, sans pour autant pouvoir rivaliser avec lui en puissance maxi à cylindrée égale. De fait il se trouve bien dans de gros trails qui n'ont pas de fortes velléités en tout terrain, dans des roadsters de caractère, qui ont du coffre mais ne cognent pas à bas régime. C'est un excellent compagnon de route au quotidien. Bien élevé, mais pas policé, il fait la part belle aux sensations. On le trouve aussi sur de grosses GT anglaises, coupleuses et rondes à souhait. Une forme de compromis idéal, dont la Triumph 675 illustrait parfaitement les avantages. Avec 75 cm3 de plus que les 600 quatre cylindres, elle parvenait à offrir la même puissance, avec un moteur beaucoup moins creux, plus convivial en usage routier, comme sur piste. Profitant de 90 cm3 supplémentaires la Street 765 le démontre encore mieux aujourd'hui, comme sa rivale la MT 09. Toutes deux offrent un agrément proche d'un 1000 quatre cylindres, avec le poids en moins et l'agilité en plus. Une alternative à envisager sérieusement à l’heure du choix.

Monocylindre

Points fortsPoints faibles
SouplesseEncombrement et poids proche d'un quatre cylindres
CouplePuissance maxi en retrait à cylindrée égale (sport)
Caractère moteur
Bruit
Confort vibratoire


Terrain de prédilection : Les roadsters, les trails mid-size

Modèles emblématiques : Triumph Daytona, Speed et Street Triple ou encore Rocket III, MV Agusta Turismo Veloce, Brutale et F3, Yamaha MT-09

Monocylindre

Le six cylindres


Le six cylindres est à la moto ce que sont les V8 et les V12 à l'automobile. Un must. Faute d'un fort encombrement et d'un poids important, il n'a pas de vocation sportive. Mais son truc à lui c'est plutôt luxe, calme et volupté. Une incroyable douceur, une plage d'utilisation sans fin, d'une extrémité à l'autre du compte-tours sans jamais défaillir. Le plein de sensations avec le plaisir des oreilles en plus. Sa largeur et son poids ne sont pas ses meilleurs alliés en ville, mais sa souplesse quasi électrique rattrape ses défauts. Sa vocation c'est le grand tourisme dans toute sa splendeur... Avec lui vous irez au bout du monde dans le plus grand confort que l'on puisse trouver sur une moto. Et si vous aimez les sensations fortes, regardez du côté de chez BMW, le 6 cylindres en lignes de la K 16 est à la lisière du sport GT, un truc unique qui décoiffe, alors que la Gold Wing met plus l'accent sur le confort.

Monocylindre

Points fortsPoints faibles
SouplessePoids
Confort vibratoireEncombrement
SonoritéPrix d'achat et d'entretien


Terrain de prédilection : tourisme et sport GT

Modèles emblématiques : Honda Goldwing 1800 et BMW K 1600 GT (dans le passé Honda 1000 CBX, Kawasaki Z1300 et Benelli Sei)

Monocylindre
Dernière modification le
05/06/2019
| Par
ResoMoto

Commentaires 1

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Image User Sauveur
06/06/2019 22:50
Super ton commentaire, moi je reste aux 4 cylindres ma 750 Honda un vrai bijoux.
Continu à nous faire rêver .Ciao